sábado, 4 de mayo de 2013

Haïku de pacotille.3.Sur le satin de mon trac.





Le déluge passé
La musique éclectique
Me frôle la peau

Câlin et pili-pili
Le soir s’approche excessif
Blessé par balle

J’ai hâte de sentir
Ses lèvres sur ma palissade
La bête se meut

Les pois du tissu
Me rappellent à l’ordre
Me neutralisent

Clichés fantaisies
Comme des bonbons acidulés
Qui me font rire

D’un sang neuf et vif
Je me sens irriguée et douce
Haute en couleur

Sous la retenue
En solo je me crevasse
Mais je tiens bon

J’imagine ses mains
Sur le satin de mon trac
Impressionnantes

C’est le déclic.
J’abandonne les mégots
Et je pense à lui.

 

 

domingo, 21 de abril de 2013

Un bouge appelé El Polo.

Ou quand les chauffeurs de bus se transforment en Star du Glam.



 

Dimanche la nuit. Bogota la pluvieuse comme toujours. Une rue de mauvaise réputation.

Poubelles à la renverse sur le sol. Hommes à la renverse sur le sol. Une dalle sur deux est décollée. Des piétons passent. D’autres s’éclipsent rapidement.


Ils entrent par une porte sans enseigne. Dans le bouge des transformations.
Bouge qui a été transféré par obligation, il y a quelques années. L’église d’à côté ne pouvait plus supporter la présence de ces êtres bizarres.
Finalement, l’amour de dieu n’est pas donné à tous comme ils le vendent. Encore une arnaque.


A l’intérieur, les murs sont couverts de disques vinyles et d’une couche de nicotine accumulée depuis une trentaine d’années environ.
Des hommes, des hommes et encore des hommes. Beaucoup de testostérone réunie.

Des vieux, des voisins, des messieurs, des couillus, des épiciers, des jeunes, des moches, des élégants, des virils, des concierges, des mignons, des pères de famille, des efféminés…

Le lieu se remplit. Quatre-vingt pour cent d’humidité. Une heure d’aguardiente plus tard, on monte le volume de la musique.
Les écharpes de laine qui encerclaient les cous tombent sur les bras et se transforment en de féminins boas. Les clients sortent de leur poche un éventail et tous deviennent folles.
Une centaines d’oiseaux de nuit roucoulent. Délicats.

Sur la scène d’un mètre carré monte l’un ou l’une, enfin comme il lui plaît de se définir. Il/elle chante play-back :

«  Je suis la Maria, Maria
Je n’avance pas avec raison, avec raison
J’ai à mon compte, à mon compte
Cinq bataillons »

Tous répètent le refrain en chœur. Enthousiastes. Et ils restent rêveurs en pensant à ces cinq bataillons de bites et de petits culs, prêts à les recevoir.

Echanges de regards. Rapprochement. Disparition aux toilettes.

Un autre-une autre monte sur la plateforme et chante une soupe de la radio, avec le petit doigt en l’air. Avec un doux mouvement du coude, il éloigne le fil du micro. En brassière. Avec le ventre à l’air. Succès garantie! Divine!

C’est le tour du Bogotanais. Une bande sonore extraterrestre retentit : un opéra japonais. Cris et susurrements. Ahuiahuiiiiiiiiiaaaauuuuiiiiiii. Et il connaît le morceau par cœur en entier! Neuf minutes. Un exploit.

Combien d’heures a-t-il passé à répéter devant son miroir?
Et depuis quand cette femme  vit-elle emprisonnée à l’intérieur de ce corps d’homme?
Combien d’années à la cacher ?
Et combien d’années encore à venir ?

Une schizophrénie tropicale. Un être fracturé entre Bruce Willis et Lady Gaga.

Mais, pour son salut, chaque dimanche soir, la diva, la reine, la poupée fera surface,… la star du glam frustrée et sa beauté rayonnante se dévoileront.

Splendeur sous les néons, entre quatre murs jaunis, pour un public exclusif. Toutes réunies.


Qui les immortalisera comme un bouquet de fleurs en plastique?
Roses, Marguerites, Narcisses…Les fleurs des nuits secrètes habitent mon cœur.

Spéciale dédicace à Jean Genet.

jueves, 18 de abril de 2013

Nuit berbère.


 
 
Nuit berbère.

Djebel Sargho. Nuit de Noël.

Les mules, pattes liées, remuent la poussière et mangent leur grain avec une allure de chirurgien. Masque sur les naseaux. Les Berbères s’emmaillotent la tête dans de grandes toiles, cherchent les vivres et les ustensiles dans les balluchons détachés du dos des bêtes. Ce sont des ombres qui glissent, élastiques, dans l’obscurité, réjouies de pouvoir manger une fois le soleil couché, préparent la harira et les tajines. Epaules contre épaules, en cercle, les genoux repliés, leur regard perce la nuit. Les billes blanches soulignées de khôl lancent des éclats de miroir. Sous les étoiles, les plateaux d’argent et les casseroles en aluminium étincellent aussi. On les lave, accroupi devant les baquets, en économisant chaque goutte d’eau, les bidons en plastique soigneusement refermés.

Le troupeau de chèvres se rapproche en même temps que la peur des ténèbres.

Le Scorpion, fabuleux, darde sa pointe nue, et s’étend de tout son long sur le baldaquin du ciel.

Un par un, les hommes écartent la fente et pénètrent la rondeur de la tente.

Dans la tiédeur du thé, ils récupèrent lentement. La toile les protège de cette démesure qui vibre au-dehors, de cet «  à perte de vue », fascinant, épuisant. Elle les met à l’abri de ses éléments sauvages qui fouettent les sangs. Le monde autour d’eux s’est maintenant rétréci. Il a repris taille humaine.

Les images du jour se révèlent peu à peu sur les rétines: les pitons rocheux, les goulets, les plaines gigantesques apparaissent d’abord flous puis nets, parcourus, reconnus, dominés.

Les muscles se détendent. La sécheresse fendille les commissures des lèvres, le coin des yeux. La peau se fait cuir. Les ailes du nez, les pommettes se craquèlent. De nouvelles cartes de géographie se dessinent.

On remplit son estomac en silence. Les mains font des allers retours jusqu’à la bouche, tranquillement.

Assise sur les tapis brodés, la femme blanche écoute la tempête qui s’annonce et les chèvres qui bêlent.

Les guirlandes électriques, les grands sapins harnachés de boules, les papillotes au chocolat, les bocaux de foie gras, les cadeaux joliment enrubannés, les canapés en velours, les feux de cheminée, les familles qui s’embrassent sous les boules de gui ont disparu de sa mémoire…le réveillon s’est évanoui, comme un mirage à peine aperçu, ou de l’eau avalée par le sable.

Il aurait pu naître ici l’enfant prodige. Dans ce désert. Entre les mules, les chèvres et les Berbères, sur des couvertures de grosse laine.

Mais c’est le reg et son peuple qui ont pris place. Immense et humble.

 



domingo, 14 de abril de 2013

Quelques lignes.


 
 
Lire des lignes et les relire sans cesse, sans en croire ses yeux. Tout est là, une personne a réussi à mettre en mots ce que vous ressentez depuis tant d’années. C’est une expérience très commune. Qui ne l’a pas vécu ?
Mais cela reste extraordinaire pour soi. Et nous lisons des kilomètres de signes à la recherche de ces quelques lignes qui resteront graver. Pour nous.
 
Et celles-ci pour moi :
J’aurais dû me méfier cette nuit. Je n’aurais pas dû négliger les signes annonciateurs du malheur de vivre. Je ne possède rien d’autre que ma mort, mon expérience de la mort pour dire ma vie, la porter en avant.
Il faut que je fabrique de la vie avec toute cette mort. Et la meilleure façon d’y parvenir c’est l’écriture. Or celle-ci me ramène à la mort, m’y enferme, m’y asphyxie. Voilà où j’en suis : je ne puis vivre qu’en assumant cette mort par l’écriture mais l’écriture m’interdit littéralement de vivre. Je fais un effort, je m’arrache les mots un par un.
Jorge Semprun. L’écriture ou la vie.

 

 

sábado, 6 de abril de 2013

La crèche est vide.


Allongée sous le ciel d'une ville quelconque.

Les bonnes résolutions de la nouvelle année volent au ras des pâquerettes. Ou plutôt au ras de la ceinture. Elle compte et recompte ses amants, autant de touches que celles du piano qu’elle écoute. Elle effeuille, effeuille les hommes et les marguerites.
Combien d’amour en bouton jamais éclos ? Combien de pantalons abandonnés au bas de son lit? Écorce d’une chair blanche, noire ou mate.

Aujourd‘hui, c’est le frère d’untel qui s’en va au petit matin et demain…

Dans la terre repose un petit embryon. Une plante s’en nourrit. Un caillou blanc le recouvre. Minuscule pierre tombale pour un non-né(e).

L’éternelle orpheline qu'elle est n’a pas voulu qu’il reste sans père. L’enfant de la honte ne naîtra pas. Regrets amers d’une mère avortée. Elle était pourtant si près. Son ventre aurait pu enfler. Démesurément, joliment, comme une grosse lune accrochée à son corps. Mais seule, elle serait restée.

Jolie maman au désespoir, elle a tué son enfant gentiment, tout doucement en le berçant dans son ventre, en lui parlant à voix basse, en le rassurant entre chaque contraction.
Il est mort le divin enfant, entre Noël et Jour de l’an. Arrosons-le de champagne. C’est pour lui sa dernière coupe.

La crèche est vide à présent. Elle n’a plus qu’à compter sur sa bonne étoile. L’étoile de ses nuits blanches.
Tout au creux de ses draps, elle cherchera encore et plus que jamais, les larmes qui ne viennent pas.

Le péril est sa demeure. Malheureusement.

sábado, 30 de marzo de 2013

Ratatiné et engoncé.





Il est devenu une éponge alors il marche sur le quai dans les pas des autres. Il observe ce pays de la médiocrité, du petit, du ratatiné.

Il s’assoit au bord du trottoir pour griffonner sur un papier ce qui vient de lui sauter aux yeux. Il angoisse de ne pas retrouver son stylo au fond de son sac.

Il appartient à cette nation et en même temps, il se sent détaché. Les gens sont vieux, chauves et bedonnants. Ils vivent dans la peur que leurs dahlias ne crèvent, que leurs rosiers ne gèlent. La musique est scandée, militaire, pas un cheveu ne doit dépasser. Les chefs d’orchestre sont des automates. Des panneaux  d’interdiction ponctuent les murs. Rien n’est laissé au ressenti, tout doit être calculé. Rien n’est rêvé.

Phrases attrapées à la volée : Oui, j’aimerais bien acheter un microonde, mais avant, il faut que je fasse une étude de marché.

Ils vivent et meurent engoncés dans leurs plis de pantalon bien repassés. Même les bulles de champagne ne leur font pas oublier les factures à payer.

Les gens s’entassent sur le sable et s’entourent de parasols, ballons, chaises pliantes, coussins gonflables, serviettes, radio, magazines … et au fond d’eux nichent leurs émotions mais elles ne percent pas.

Ses yeux se craquèlent en cherchant un point à l’horizon. Il écrit sur une serviette en papier mais n’entre pas dans le vif du sujet.

Autour de lui, les vieux endimanchés parlent de douleurs et de santé. Ou plutôt de statistiques et d’évaluation.

Les antis inflammatoires n’agissent pas. Les petites gouttes sont comptées et recomptées trois fois par jour. Elles ne sont pas remboursées par la sécurité sociale. Un scandale!

Une femme aboie, un enfant pendu au bout de son bras. «  Quand tu seras calmé, je te lâche ». Phrases entendues, reconnues, phrases sans âge. Pas très efficaces. Le môme braille comme un putois et se tortille. Tout rouge.



Il assiste à la scène, toujours assis en crapaud sur l'asphalte. Les cris lui brisent les tympans.

Son regard fait le va et vient. Horizon-enfant, horizon-enfant. Il prend conscience.

Il observe cette foule comme on examine ses points noirs dans le rétroviseur.
La laideur de ces gens est à la hauteur de la sienne. Et réciproquement.
Il a devant lui l’océan et il gobe le vent. Les cent quatre-vingt  degrés du ciel enveloppent sa tête et lui font du bien.

Il reste là sans bouger. La sensation d’être enfermé lui donne envie de courir. Il regarde ses pieds qui ne bougent pas et ne se décident pas. Il expire.

La liste des choses à faire l’asphyxie. Mais quelles choses à faire ? Quel est le tracas ? Il ne comprend pas cette obsession qui le hante. Quel est ce devoir qu’il s’impose ?

Les rochers affleurent. La marée basse a laissé toutes sortes d’épluchures derrière elle.

Marcher, il se résout à marcher. Il traverse la foule, passe entre les coussins gonflables, les revues, les serviettes en faisant très très attention. Un seul pas de côté, une seule entrée inopportune sur le territoire du vacanciers et ce sera le sarcasme cinglant voire l’engueulade. Aujourd’hui, il s’en tire bien, il aura juste droit au foudroiement du regard.

Sable dur, sable mou. Ses pieds s’enfoncent et refont surface. Les chaussures se remplissent.

Les oiseaux courent au bord de l’eau. Leur nuage change de couleur à chaque mouvement et passe du blanc au gris clair, du gris moyen au gris anthracite. On dirait des mouches sur un miroir.

En face, les maisons sur l’île apparaissent distinctement. A gauche, en revanche, un autre îlot se fond dans la brume.

Les frissons parcourent par vague ses vertèbres.

La mer le soigne, imperceptible.

Il ne peut plus la quitter. Il scrute les pattes rouges des mouettes qui tricotent à toute vitesse. On dirait des petites dames au caractère bien trempé. Elles ne se laisseront pas faire celle-là.

Il se sent éparpillé, de partout et de nulle part. Apatride. Il se retrouve sans  aucun lieu d’appartenance.

Il essaie de se détendre mais il coince. Oxydé. Il fait l’effort de décontracter les muscles de son cou, de ses épaules.

Il s’étrangle, il soupire, rejette loin ce grand linceul d’idées noires. Chaque jour.

Il quitte le sable, monte les escaliers de bois et s’installe sur une chaise.

Tout le monde rit autour de lui. A la terrasse du grand café. Mais qu’est-ce qu’il fait là ?

Le soleil très loin maintenant éclaire des volutes de nuages.  A chaque table, il y a une blonde.

Les pâtes aux champignons sont arrivées. Il se sent gros et laid. Il ne peut plus aboutonner ses pantalons. Il rêve d’être en pyjama au fond d’un lit. Il y a une douceur de vivre qui ne l’atteint pas.

Voilà, il a avalé ses pâtes à la vitesse de l’éclair et maintenant que faire…

Il se trouve  au cœur de la foule mais il voudrait être au cœur des choses. Il ne réussit pas à savourer. Il se sent à bout de nerfs, à bout de forces, au bout d’un chemin qui s’est tant de fois répété.  Il veut tout et son contraire. Se coucher et se lever. Parler et se taire. Etre seul et accompagné.

Mais quel est le prochain épisode ? Même son caleçon a perdu son élastique. Dans les toilettes, il remonte sa fermeture éclair, se savonne les mains, se tapote les cernes avec de l’eau fraiche. Il règle à la caisse.

Devant le grand café, sur le quai, il reste planté là, à l’aise nulle part. Partir à droite, partir à gauche ?

Il craint d’exploser.

Il n’aime pas l’homme qu’il devient. Un apothicaire du chiffre. Comptant et recomptant, calculant et recalculant sa petite monnaie, les heures, les minutes, les grammes.

Il n’aime pas cet individu triste et sec qui oublie de vivre et de respirer. Il contrôle jusqu’au dernier centime dans la peur du manque. Il se frustre. Il s’interdit le superflu, les gâteries. C’est le Picsou des quartiers bohèmes.

Il n’aime pas ce personnage, et pourtant il le côtoie tous les jours. Il se déplaît franchement.

 

miércoles, 27 de marzo de 2013

Célibataire.





Célibataire, c’est libertaire, pourrait ponctuer le psychanalyste.

Dans son appartement, elle boit trois bières en écoutant « Assise en tailleur sur son canapé ».  Elle ne fait pas de miettes de Savane. Ici, il n’y a pas de savane et encore moins de Papy Brossard.

Mais elle fait tomber ses cendres sur le parquet. Finalement c’est pareil: les miettes, les cendres…elle n’attend personne. Les continents  sont vides. C’est la toundra à 360 degrés. En Amérique, en Europe, en Asie… Personne.

Elle est amoureuse. Son cœur tremblote. Pour qui ? Pour personne. Pour l’absent. Le grand absent. Celui que le concierge n’annoncera jamais.

-Allo Mademoiselle,  c’est de la part de Personne.

-Mais, oui bien sûr, faites entrer.

Elle est en fait amoureuse de l’œil qu’elle imagine qui la regarde. Juste au-dessus d’elle, un cadrage en plongée vers le canapé.

Un œil qui la suit partout, toujours. Un œil qui n’existe pas mais qui dirait s’il avait une bouche «  Quelle belle fille ! Oui, quelle belle fille ! »

Célibataire entourée de lumière froide.

Avec toujours cette même rage de vivre. C’est bien ma fille. Je suis amoureux. Elle est amoureuse. Une gorgée et une chanson.

Un appartement. Les murs repeints en blanc. La vie repeinte en blanc, enfin en exagérant un peu tout de même. Ce qui est son lot.

Elle court derrière cet absent. Encore et toujours. Il porte tous les noms possibles. Interchangeables. Papa, fiancé, copain, amant, ami, inconnu, frère, époux, régulier, intime.

Célibataire sous un plafond en lambris. Accompagnée par son œil. Dans son appartement aux murs blancs. Elle sirote.

Le concierge ne sonnera pas. C’est dimanche soir et puis elle est célibataire. Seule avec son œil tout nu.

Elle raconte ses souvenirs. Elle les exhibe. Ça lui donne à chaque fois  l’impression de vomir un petit ovaire tout rouge sur la feuille.

Elle le met à distance, le regarde, l’examine. Il existe encore mais il n’est plus en train de bouillir à l’intérieur d’elle-même.

Les gens peuvent l’observer, l’adopter, le triturer et puis partir avec.
Il sera éparpillé, éclaté et vibrera chez d’autres personnes.
Elle sait qu’il voyagera, qu’il continuera de vivre.
Il palpitera longtemps. Ailleurs. Plus loin.

Un petit ovaire rouge consommé, donné en pâture. C’est ça qu’elle veut : partager son monde intérieur. Ainsi, il ne disparaîtra pas. Il sera tenu au chaud mais à distance. C’est plus facile à conserver.

Alors, elle rédige une petite annonce au crayon à papier. Elle écrit de l’autre côté du papier aluminium trouvé à l’intérieur du paquet de cigarettes :

Recherche lecteur assidu
et disposé à héberger
petit souvenir couleur rouge ovaire.
Pas sérieux s’abstenir.